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LA FACE CACHÉE DE L'OR GUYANAIS

cartographie

En Guyane, la quantité d’or extrait illégalement chaque année équivaut à  plus de 5 fois la production légale.
 
Dans le monde, plus de 95% de l'or extrait chaque année n'est pas traçable, c'est-à-dire que le consommateur n'a aucune information sur la façon dont l'or est extrait et transformé. Ce qui permet à l'or illégal, dans de très nombreux pays, d'intégrer la filière légale : il est alors blanchi.

Plus de la moitié de l’or extrait dans le monde est utilisé par la filière bijouterie.  Les consommateurs ont donc un rôle important à jouer dans la lutte contre l’or illégal,  en se renseignant sur l’origine de l’or des bijoux qu’ils achètent.

En moyenne, il faut déplacer 20 tonnes de minerai  pour extraire l’or contenu dans une bague.




Survol d'exploitation d'or en Guyane avec Lucie Décosse


Survol d'exploitation d'or en Guyane avec Lucie... par WWF_France

 

L'Appel


Forêts dévastées, rivières détruites, populations menacées et empoisonnées… Pour mettre fin au principal fléau social, environnemental et sanitaire de Guyane, le WWF France appelle les Etats à :


 1.    PROTEGER.
Pérenniser et renforcer les dispositifs de protection des zones de vie des communautés locales de Guyane, et de l’ensemble des aires protégées.
 
2.    COOPERER.
Avancer, avec le Brésil, vers une mise en œuvre effective des accords de coopération bilatéraux de décembre 2008 sur la lutte transfrontalière contre l’orpaillage clandestin.
 
3.    DEVELOPPER.
Favoriser les politiques de développement conjointes entre la France et le Brésil qui permettront d’offrir à celles et ceux tentés par le mirage de l’or illégal en Guyane des alternatives socio-économiques dignes et durables.
 
4.    GARANTIR.
Accompagner la démarche de traçabilité de l’or avec l’ensemble des acteurs de la filière (des miniers aux bijoutiers), afin de garantir, à terme, une origine légale et contrôlable des produits à base d’or : bijoux, trophées sportifs, or financier…
 
5.    REUNIR.
Mettre en place un observatoire public des prélèvements illégaux en Guyane, permettant le suivi quantifié de l’exploitation aurifère illégale et la prise en charge de la problématique à une échelle adéquate.
 
LA TRACABILITÉ DE L'OR
 
Depuis 2011, la « loi de la garantie », une série d’articles du Code général des impôts (521 à 553bis), est enfin applicable à la Guyane. Si ces textes, en vigueur dans l’Hexagone depuis 1971, étaient à l’origine destinés à garantir le titre (c'est-à-dire la teneur en or) des ouvrages, ils jouent un rôle important en matière de traçabilité car ils obligent tous les acheteurs d’or de la filière à tenir un registre officiel renseignant l’identité du vendeur. Ainsi, il est désormais beaucoup plus difficile pour un orpailleur illégal d’écouler son or en Guyane française. Une étape importante obtenue grâce à votre mobilisation, mais insuffisante seule. Le combat continue !


Zoom sur l'initiative S.P.O.R.T

En partenariat avec le célèbre sportif Bernard Lama, Président de l’association « Collège des Ambassadeurs Sportifs de Guyane », le WWF lance la démarche S.P.O.R.T. : « Sportifs Pour un Or Responsable et Traçable ». Cette initiative vise à ce que l’or remis lors des grandes compétitions sportives soit traçable (c'est-à-dire qu’il soit possible d’en suivre le mouvement et l’évolution à travers les différentes étapes de production, transformation et distribution) et plus responsable (que les étapes de production, transformation et distribution minimisent leurs impacts négatifs sur l’environnement et les populations locales).

S.P.O.R.T. : Sportifs Pour un Or Responsable et... par WWF_France

FLEUVES FRONTIÈRES : ÉCHINES LOGISTIQUES DE L'ORPAILLAGE ILLÉGAL

De retour d’une mission sur l’Oyapock en décembre 2012, le WWF peut encore déplorer, quatre ans après la signature des accords franco-brésiliens sur la lutte contre l’orpaillage illégal, l’absence totale de coopération transfrontalière. Si des améliorations encourageantes ont pu être observées sur l’état de la rivière Camopi, la région reste plus que jamais le siège d’un va-et-vient incessant entre les sites d’orpaillage illégal et les bases logistiques situées sur les rives du fleuve Oyapock, bien visibles et pleinement actives.
Sur le fleuve Maroni également, les bases avancées servant au transit de marchandises vers les sites d’orpaillage clandestin en Guyane augmentent nettement en taille et en nombre depuis plusieurs années. Elles constituent un bon indicateur de l’intensité du phénomène d’orpaillage illégal.
 
e-card

 

L'orpaillage illégal en images... :


Des flancs entiers de collines sont totalement dévastés lorsque le précieux métal est en forte concentration dans le sous-sol.
Les orpailleurs illégaux sont bien souvent des hommes pris au piège d’un endettement croissant.Venus chercher des conditions meilleures de vie dans la forêt guyanaise, ils repartiront le plus souvent avec guère plus que ce avec quoi ils sont venus.
Pour faciliter la récupération des paillettes d’or, les orpailleurs se servent de mercure. Ils récoltent alors par blocs un amalgame de mercure et d’or.
11717 signataires au 20/05/2013

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